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Retour aux sources

Après 3 mois de vadrouille sur les routes de France, riche de rencontres et d'inspiration, nous voici de retour dans notre berceau d'origine.
Retour à des repères connus, autant amicaux que commerciaux. En découle une longue liste de gens à voir, de démarches administratives, médicales, commerciales, d'anniversaires à fêter, de menus travaux à réaliser, de contacts à prendre pour la prochaine tournée. Et tout ça, condensé en 4 petites semaines; difficile sur ce temps de conter nos aventures. 

Retour à une course endiablée, que semble nous imposer, la sédentarité. Mais elle a du bon..., à ne pas oublier: retrouver sa famille, ses amis, se sentir attendus, se savoir lus, voir ses liens que l'on a construit et qui restent en vie ; ne pas forcer la rencontre, mais simplement la vivre.

Retrouver aussi ses repères naturels, ses coins à châtaignes, ses vergers de pommiers. Cueillir et transformer pour s'en régaler. Sillonner à nouveau des sentiers forestiers mille fois piétinés. Monter et savourer au sommet, la beauté d'un paysage connu, son nouveau visage en cette nouvelle saison venue.
Mais dans ce cadre connu, naissent tout de même quelques imprévus. Un accident domestique malvenu nous apporte son lot d'émotions et de douleurs qui remuent. Un règne présidentiel qui doucement nous prive de libertés, notamment celle que nous avons choisie de partager avec nos enfants : vivre ensemble autre chose, que 2h par jour de bousculement. Naissent alors quelques nœuds au ventre et au cerveau, à apaiser soigneusement entre amis à l'heure de l'apéro.

Alors entre nomadisme et sédentarisme, la question se pose à nouveau : repartir ou s'établir ? La visite d'écolieux nous met l'eau à la bouche, fait vibrer l'envie de nous y mettre aussi. Mais le groupe d'ici, avec lequel nous rêvions nos vies d'ensemble, doucement se délie. Il ne semble pas encore l'heure, d'établir demeure.

Nous partirons donc à nouveau, et pour se dire écolos, et surtout pas dingos, nous mettrons cap où il fait chaud, pour limiter cet hiver, nos gaz à effet de serre.

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