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Libre d'aimer...



Ce matin nous nous sommes volontairement levés de bonne heure, avec grand bonheur…. A la demande insistante de nos enfants, nous souhaitions, une fois encore, dire au revoir à nos amis du Permacooltour. 

Les voilà repartis pour arpenter de nouveau les routes à vélo, à l'assaut d'autres lieux inspirants où apporter leur contribution et nourrir le monde de leurs découvertes. 

C’était un moment fort : des câlins, des sourires, de l'Amour, des larmes de peine et de joie. Mais ce qui m’a ému avant tout, c'est de voir cette dizaine d'enfants, ayant demandé expressément à être réveillés ce matin, ayant fait l'impasse sur leur petit-déjeuner frugal, pour être là. 

 Durant 3 mois, ils ont partagé le quotidien de ces généreux voyageurs. Ils ont partagés les trésors de leur récupération alimentaire, ont participé à la confection de multiples repas co, ont déployé leur énergie dans les grands jeux organisés, des chantiers participatifs, ont filmé et monté pendant une semaine leur film totem, ont vécu avec intensité le grand cercle des mots doux. 

Difficile de lister tout ce que cette proximité a pu créer. J'ai conscience que ce que j'ai vu de mes yeux n'est que la partie émergée de l'iceberg. Ce qui s'est joué dans les relations, va bien au-delà : "on ne voit bien qu'avec le cœur, l’essentiel est invisible pour les yeux " disait le renard au petit prince. 

L'amour et l'attachement que j'ai vu ce matin m'ont ému et m'ont ramené à un sujet brûlant du moment. A ce jour, nous avons la liberté de confier l'instruction de nos enfants à l'école ou d'en prendre la charge en tant que parents. La loi contre les séparatistismes, souhaite éradiquer cette liberté. La scolarisation serait alors rendu obligatoire dès 3 ans. Ca me rend triste. 

 Sans cette liberté, nous ne serions pas en voyage. Sans cette liberté, nous n'aurions pu nous nourrir des richesses de ceux rencontrés sur le chemin, nous n'aurions pu les enrichir des nôtres. Nos enfants n'auraient pu s'enrichir de la diversité des adultes côtoyés sur la route. Je ne serais pas là à écrire le récit de ce qui me touche. 

 Je suis triste car je vois depuis que nous sommes partis à quel point l'amour est guérisseur et nourrissant. Je vois à quel point l'échange et le don sont de puissants vecteurs de transmission d'amour et de paix. Je vois à quel point c'est simple et accessible, et je rêve d'un monde où chacun puisse le vivre. Et pourtant on veut nous en priver...

 On veut nous en priver sous couvert de sécurité... mais à quel prix ? Aujourd’hui cette même recherche de sécurité pousse nos gouvernants à prendre des mesures extrêmes. Injonctions à rester chez soi, à limiter les contacts avec ses proches ; se priver des échanges et partages avec ceux plus éloignés, et dire adieux aux regards, étreintes, sourires pourtant si précieux à notre humanité ! au final, se construire un voile de méfiance vis-à-vis de ses voisins, de ses collègues, de ses amis, de sa famille !!! Une fois encore, diviser pour mieux régner... 

Plus que jamais, je dis " Merci " à cette liberté que nous avons eue jusqu'ici, qui nous a permis de faire goûter à nos enfants le pouvoir de l'amour des autres et de l'amour de soi; la puissance de l'intuition qui réside en nous et nous guide où il faut, quand on lui fait confiance. Quelque soit l'avenir, nous garderons cette conscience en nous, cette confiance. 

Nous sommes des êtres créatifs, volontaires, fiables, généreux … et nous avons plus que jamais besoin d’être encouragés et soutenus dans nos élans du cœur. Je ne crois plus en cette gouvernance qui nous infantilise, et use de notre délégation d'électeurs pour satisfaire les intérêts de minorités bien aisées. J’appelle de mes vœux les plus chers un changement, un grand plan de relance du vivant ou plutôt de " reliance "au vivant pour la Paix, l'Amour, la Fraternité ! PAF ! 

Alors, Mesdames, Messieurs les gouvernant(e)s, je vous en prie, croyez en nous, et investissez dans l’Homme 4D, nous avons des tas d'idées pour relever ces défis à vos cotés. J'aime à rédiger des contes de fées, un jour peut être, seront-ils réalité...

Olivier, soutenu et modéré par Fred. 

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